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Les Monstres de la croisière moderne :
Le Norwegian Epic de la NCL (en construction à St Nazaire, délivrance prévue en mai 2010 - 330 mètres, 153 000 tjb, 14 restaurants, 18 bars et salons, 7 ponts et 2109 cabines. (profil issu de l'impression d'artiste, chantiers de stNazaire). BILAN (1970-2010) : Nulle doute que le marché de la croisière reste florissant malgré la crise. Le concept est né au moment où les derniers grands liners transatlantiques disparaissaient, victimes de l'aviation au sortir de la guerre. Pourtant ces grands palais flottants, depuis le début du siècle avaient rivalisé sur deux chapitres : Le luxe à bord et la vitesse, sans parler de leurs dimensions. Le temps où les nouvelles fortunes de l'industrie des premières classes vivaient dans un faste digne de la noblesse Européenne, tandis que dans les entreponts s'entassaient les candidats à l'émigration venus de tous les coins d'Europe vers le nouveau monde. Depuis, le concept de la croisère à permi de sauvegarder au moins un aspect des ces géants du passé : Le luxe et les aménagements intérieurs toujours plus nombreux et inventifs. Le but n'est plus de voyager, mais bien de vivre à bord. Les nouveaux palais flottants du XXIe siècle sont ainsi des villes flottantes motorisées, ni plus, ni moins. Et leurs destinations restent pour la majorité les Caraïbes. Depuis les années 90, date de l'explosion véritable de ce nouveau marché, plusieurs compagnies se sont imposées : La toute première, pionnière du genre, fut la NCL (Norwegian Cruise Line), suivie de la RCCL (Royal Carribean Cruise Line), de Knut Kloster et Edwin Stephan, deux armateurs Norvégiens qui sentirent poindre des demandes pour ce nouveau marché. Leur approche des nouveaux paquebots était radicale et ne changera guère depuis les années 70 : Alors que les Liners classiques étaient construits autour d'un énorme groupe propulsif capable de leur faire dépasser 33 noeuds, disposaient de plusieurs classes, relativement pauvres en équipements de loisirs et dotés d'une charge de marchandises non négligeable; les nouveaux liners de croisières devaient être des hotels flottants, conçus pour et autour des passagers à classe unique, très riches en équipements de loisirs, et conçus pour des trajets d'une semaine sur des destinations paradisiaques, avec une escale par jour. Dès 1970, trois bâtiments furent construits, les Nordic Prince, Song of Norway et Sun Viking, par les chantiers Finlandais Värtsilä d'Helsinki, futur leader dans ce domaine. D'autres chantiers, vu le succés rencontré par le concept, furent également sollicités pour de semblables commandes : Fincantieri, Howaldtswerk à Hambourg, Meyerwerft, Union Naval de Levante à Valence, Saint Nazaire, Papenburg, Vickers-Armstrong et John Barrow, etc... Tous les grands noms de la construction navale ont depuis construits au moins un ou plusieurs paquebots de croisière. Si les premiers d'entre eux restaient modestes (comme le Sun Viking, 18600 tjb pour 171 mètres et 882 passagers), il y eut très logiquement une course au gigantisme du fait de la rivalité entre compagnies. Plusieurs furent en effet fondées suite au succés des deux armateurs Norvégiens : Citons l'actuel leader américain, la Carnival Cruise Line, Princess Cruises, Costa Crocieres, Crystal Cruises, Disney Cruises, Regency Cruises, Celebrity Cruises, Star Cruises, rejointes par de vénérables et célébrissimes sociétés comme la Cunard, la P&O, la Holland America Line, et d'autres compagnies mineures qui trouvèrent là de nouveaux débouchés juteux, quitte à entrîner une refonte radicale d'ancien liners datant des années 50 et 60 , voir même de porte-conteneurs (comme le Costa Allegra de 1992). Depuis ces compagnies géantes arment de quatre à douze paquebots de croisières et plus, et offrent d'années en années, toujours plus d'aménagements, de cabines, et une débauche de clinquant selon le goût Américain, fortement inspiré des délires des hôtels de Las Vegas. Le passager, dans sa nostalgie culturelle des grandes croisières du passé, veut être ébloui. Il veut aussi ne jamais s'ennuyer. Ainsi ces paquebots depuis les années 90, ont ils enflé de manière spectaculaire, rejoignant les dimensions des liners d'autrefois, pour les dépasser. On peut citer par exemple le Grand Princess de 1997 et ses 283 mètres pour 104 000 tjb à comparer au légendaire Norway, ex-France, ses 315 mètres et 76 000 tjb. C'est au cours des années 1990 et surtout 2000 que les paquebots de croisière ont franchi la limite de 300 mètres. De par leurs aménagements intérieurs inouis, la qualité de vie à bord du fait du ratio entre nombre de passagers, espace vivable (cabines de 12-20 m2 tout confort), espaces de loisirs, et personnels sont éloquents. Les aménagements intérieurs se sont diversifié : Dès le début du siècle, terrains de sport et piscine sur les ponts supérieurs, restaurants et salles de concerts étaient monnaie courante, mais depuis les années 90, toutes les exentricités que permettent la construction moderne semblent avoir étées atteintes : Des atriums (espace ouverts) sur 5 à 9 ponts bardés d'ascenceurs et de plantes tropicales, sous verrière, des espaces boutiques parfois sur toute la longueur du navire, parfois de véritables rues reconstituées comme Broadway sur les navires de la CCL... Le nombre de bars à thèmes et restaurants n'à fait qu'augmenter, les aménagements du pont ouverts comprennent maintenant des aquaparks et terrains de golf miniatures... PROJETS :
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